[...] où les gestes disent le contraire des mots et les mots le contraire des pensées ; où la parole est une façon de se taire et le silence une façon de parler ; où le rire et les larmes portent un message identique [...] extrait d'un texte de KAUFMANN, vu en TD à la fac.
Là-bas, à la fac, c'est chacun pour soi, chacun pour sa gueule. J'ai l'impression. Tout le monde se voit, mais personne ne se regarde. Tout le monde s'entend, mais personne ne s'écoute.
Parce que moi, je pourrais les détester autant que je peux les observer. Et puis il y a ces filles, si sûres d'elles. Mais comment fait-on ? Je ne saurais jamais.
Parce que les semaines passent assez vite, mais qu'il me manque. Que ça me manque.
J'ai appris à ne pas aimer le dimanche, et à chérir le vendredi.
Quand une larme coule sur le quai de la gare, on essuie et on se dit que tout ira bien. Et en effet, tout va bien, mais toujours avec ce manque permanent.
Nous deux, on s'amuse bien.
